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Hommages aux harkis

monumentDepuis 2003, le 25 septembre est chaque année, la journée nationale d'hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives en reconnaissance des sacrifices consentis du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d'Algérie entre 1954 et 1962.

Ce conflit prend place dans le mouvement de décolonisation qui affecta les empires occidentaux après la Seconde Guerre mondiale et notamment les plus grands d'entre eux, les empires français et britannique.
Quand l'insurrection est déclenchée, l'indépendance du Viêt Nam vient d'être arrachée – les forces françaises ont été défaites à Diên Biên Phu, ce qui constitue un encouragement pour tous les peuples colonisés. Quant à l'indépendance des deux protectorats maghrébins, le Maroc et la Tunisie, elle est en cours de négociati

 

L'idée de former des unités de police supplétive a été formulée avant même le début de l'insurrection algérienne que l'on date traditionnellement du 1er novembre 1954. Le gouverneur général de l'Algérie, Roger Léonard avait souhaité la création de « goums civils » composés d'Algériens musulmans pour patrouiller dans les zones rurales. Le remplaçant de Léonard, Jacques Soustelle crée, le 24 janvier 1955, pour l'ensemble de l'Algérie 34 groupes de « Groupes mobiles de police rurale » (GMPR), qui deviennent, en 1958 les « Groupes mobiles de sécurité » (GMS). Cette création d'unités indigènes supplétives se place dans une longue tradition de l'armée française, qui remonte à 1830. 


Les militaires prennent de plus en plus le premier rôle. Des « goums militaires » ou « harkas » sont créées sur le terrain dès 1955 et officialisées en 1956. Dans un rapport daté de la fin 1955, les harkas sont définies comme des « forces auxiliaires mobiles, de caractère tribal (auxiliaires temporaires) ». En même temps que les harkas se forment des Groupes d'autodéfense (GAD). Les GAD sont théoriquement moins offensifs que les harkas et ils ne sont pas rémunérés, alors que les membres des harkas sont rémunérés 750 francs (anciens, environ un euro) par jour de service.


En 1956, Robert Lacoste précise les règles concernant la création des harkas et des groupes d'autodéfense. La décision appartient au préfet, et la gestion des groupes est confiée au commandement militaire en collaboration avec l'administrateur de la commune ou l'officier SAS le représentant. Ces formations sont composées de volontaires. En janvier 1957, il existe officiellement 70 harkas, regroupant 2 186 harkis.

 

Le 8 janvier 1961, Les Français de métropole lassés par une guerre qu'ils ne comprennent pas se prononcent par référendum pour l'autodétermination de l'Algérie. Il devient tellement clair que De Gaulle a déjà opté pour la voie de l'indépendance algérienne qu'une partie de l'armée participe à que l'on appelle le putsch des Généraux et entre en dissidence entre les 23 et 26 avril 1961. Les négociations avec le FLN s'ouvrent officiellement à Évian le 20 mai 1961. Elles conduisent, presque un an plus tard à la signature des accords d'Évian qui conduisent à l'indépendance sous réserve d'une confirmation par referendum9.

 

Le nombre de Harkis massacrés après le cessez-le-feu sur le territoire algérien varie entre 30 000 et 150 000 personnes, les historiens s'accordant pour resserrer la fourchette entre 60 et 70 000 harkis massacrés par les combattants de la 25e heure sous l'œil du FLN et de l'armée française qui ont la même lourde responsabilité dans cette tragédie. Ils seront près de 900 000 rappatriés à quitter l'ancien département français pour s'installer en Métropole.

 

Rendez-vous lundi 25 septembre à partir de 10h devant le mémorial des victimes d'Afrique du nord, quai des francs-tireurs, devant le tribunal.

 

carte Algerie